Des câlins pour se sentir bien

Des câlins pour se sentir bien

Même si des siècles de brimades culturelles nous l’ont un peu désappris, le câlin offre des sensations indispensables à notre épanouissement personnel et à notre bien-être. Lorsque l’on se prend dans les bras, le corps et l’esprit se voient transportés dans un état qui nous permet d’être mieux, plus connectés à l’essentiel… et donc bien plus pertinents dans tout ce que nous faisons.

 

L’impact positif du câlin

 

Le câlin c’est pour les enfants ? Bah voyons, encore un cloisonnement aliénant que nous avons mis en place au cours de l’histoire. Si ça fait du bien aux enfants, pourquoi pas à nous ?

  • Un câlin fait dans tous les cas baisser la tension artérielle. Répété… vous imaginez bien qu’il participe à diminuer les risques de maladies cardio-vasculaires.

 

  • Plusieurs études ont démontré que le câlin renforce le système immunitaire (oui il y a un espace à occuper entre l’hygiénisme et la propagation des épidémies… mais ce n’est pas le sujet).

 

  • Le câlin réduit le stress et diminue les risques de dépression. Rien d’étonnant à ce qu’un être sociable comme l’humain se sente plus lui-même lorsqu’il se rapproche de ses semblables…

 

Des misanthropes mis en troupes trouveraient certainement dans des séances de câlinothérapie collective des échappatoires au désespoir !

 

Se faire confiance, la clé de l’épanouissement

 

Se prendre dans les bras renforce la confiance en l’autre et donc la confiance en soi. Pourquoi s’embrasse t’on pour se saluer ? Pour montrer à l’autre qu’il peut nous faire confiance. Un câlin, c’est pareil. En plus fort.

La réciprocité du geste offre encore une dimension supérieure. Cet échange de confiance a un effet exponentiel. Pour s’offrir à l’autre, on s’ouvre à soi également et on ressent la confiance que l’autre nous donne.

 

Des papouilles aux système hormonal

 

Plusieurs chercheurs de la Washington University ont mis en relief l’importance du câlin dans le développement des parties du cerveau qui interviennent dans l’apprentissage et la mémoire. Nous avons donc besoin de câlins pour grandir.

Une autre vertu du câlin nous intéresse. En regardant du côté de la chimie du cerveau, on s’est aperçu que nos tendres étreintes provoquaient la libération d’hormones du bien-être :

  • L’ocycotcyne est un neuromédiateur qui jouer un rôle clef dans votre façon d’appréhender la vie : elle agit directement sur votre cerveau limbique en réduisant l’anxiété et en augmentant le sentiment de satisfaction. Elle aurait même un effet social : sa libération rendrait les humains plus humains. Plus affectueux à l’égard de leurs semblables.

 

  • La sérotonine vous apaise, fait baisser le stress et améliore votre humeur.

 

  • La dopamine dont un taux plus élevé permet de lutter contre les maladies neuro-dégénératives. Tout bénef, d’autant qu’un câlin reste moins dangereux que de la cocaïne.

 

 

Vous reprendrez une petite pression sur le thymus ?

 

Vous le savez peut-être, les chakras évoqués et invoqués par certaines cultures et pratiques orientales correspondent aux glandes qui composent notre système endocrinien. Pendant un câlin, une pression sur le sternum provoque une stimulation du thymus ou une activation du chakra du plexus solaire. Cela entraîne la régulation de la production de globules blancs, donc un système immunitaire plus performant… et un rapport au monde pacifié, plus confiant, plus ouvert à l’amour.

 

 

Des câlins au boulot

 

C’est une des forces du coworking. On aime ses petites camarades, on se prend dans les bras, on partage nos histoires, on prend soin les uns des autres… et on se fait des câlins toute la journée.

La dose de bisounourserie est peut-être un poil forcée ici… mais bon, ça vous a fait aussi du bien de le lire non ? Parce qu’un câlin, un rire ou un sourire, dans tous les cas c’est bon, ça libère de l’ocytocine et de la sérotonine.

Derrière cette pointe d’humour, il y a du sérieux. Dans les pratiques collaboratives ou ne serait-ce que collectives, l’effet du groupe est multiplicateur de bienfaits.

 

 

Les câlins sous la couette, c’est encore plus chouette

 

Bon, ça marche aussi sur la plage, dans les bois, ou au bureau… Quoi qu’il en soit, en plus de tout ce que nous avons vu plus haut, les amants échangent une bienveillance qui fond dans l’abandon et dans le lâcher-prise.

Deux êtres collés vont augmenter leur niveau de connexion. Les effets des câlins croissent avec leur répétition et leur amplitude. Pour résumer : plus on se met en situation de donner de l’amour ou d’en recevoir, plus il y a d’amour qui circule. Le bonheur se nourrissant d’amour, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour être heureux. Donnez et recevez.

 

 

Câliner les arbres, une pratique venue du japon

 

Vous vous baladez souvent dans la rue en réclamant des câlins aux passants et personne ne répond à vos sollicitations ? Vous pourrez toujours vous tourner vers le réconfort inconditionnel d’un arbre.

Aussi farfelue puisse paraître cette idée, il semblerait que la sylvothérapie ne soit pas l’apanage d’écologistes misanthropes. Reconnue depuis presque 40 ans comme une médecine préventive au pays du soleil levant, le contact physique avec les arbres permet de faire baisser l’anxiété, la colère ou le stress.

Nul doute que l’univers boisé de l’Archipel participe à l’épanouissement généralisé des Robinsons et explorateurs qui s’y retrouvent… Imaginez quand tout le monde se prend dans les bras… c’est un océan de bonheur qui se déverse au coeur de Toulon !

 

 

Et les mirages du câlin en masse…

 

La plupart des études et des expériences semblent converger pour souligner les bienfaits de l’étreinte. Rien d’étonnant donc à ce que des personnes se sentent mieux quand elles se retrouvent en nombre dans les bras de personnalités parfois érigées au rang de divinités.

Quelle que soit la vibration particulière attribuée à l’individu central de ce type de rassemblement, il y a dans tous les cas une communion qui participe au mieux-être individuel et collectif. La multiplication des câlins et l’état d’esprit convergeant participent à la hiérophanie (littéralement la “manifestation du sacré”, soit pour faire simple : la conscience d’appartenir à quelque chose de plus grand que notre seule individualité”).

L’environnement des câlins répétés a un effet euphorisant pour toutes les raisons chimiques survolées plus haut. Pour ceux que ça intéresse, le psychiatre Jacques Vigne développe la question dès la page 3 de l’article qu’il écrit au sujet du “phénomène Amma”.

 

Dans les bras de l’autre, on redevient tous des bébés confiants… Et pour grandir en confiance on a aussi besoin d’étreindre d’autres âmes que celles de ses parents. Câlinez-vous les uns les autres

 

Nicolas Potier

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